Documentaire sur CINÉ ONE : La Troisième Guerre Mondiale, Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse

 

  • La Troisième Guerre mondiale est une expression désignant une hypothétique nouvelle guerre mondiale, qui serait caractérisée par l’usage de l’arme nucléaire, ou bien d’autres conflits jugés d’importance planétaire, survenus après 1945, comme la Guerre froide ou la lutte contre le terrorisme.

 

  • L’Apocalypse ou Apocalypse de Jean ou encore Livre de la Révélation, également appelé Révélation de Jésus-Christ suivant les premiers mots du texte, est le dernier livre du Nouveau Testament.

 

  • Les Quatre Cavaliers de l’Apocalypse sont des personnages célestes et mystérieux mentionnés dans le Nouveau Testament, au sixième chapitre du livre de l’Apocalypse.

Il s’agit d’un remaniement de deux visions de Zacharie, un prophète de l’Ancien Testament. Leur chevauchée inaugure le commencement de la fin du monde, car ils apparaissent lorsque l’Agneau, figure de Jésus ressuscité, ouvre les quatre premiers sceaux.

Bien qu’ils paraissent se succéder dans le temps, le dernier verset semble suggérer que leurs chevauchées sont simultanées :

« Le pouvoir leur fut donné sur le quart de la terre, pour faire périr les hommes par le glaive, par la famine, par la mortalité, et par les bêtes sauvages de la terre. »

  • Cheval blanc (Conquête)

 

Des auteurs y voient l’expansion d’une puissance terrestre : soit l’Empire romain conquérant, ou bien l’Empire parthe envahissant l’Empire romain, puisque la frontière de l’Euphrate entre ces deux empires est évoquée à deux reprises dans l’Apocalypse, et que les Parthes étaient toujours représentés comme des archers à cheval.

  • Cheval rouge (Guerre)

« Quand l’Agneau ouvrit le deuxième sceau, j’entendis le deuxième être vivant dire:
—Viens!
 Un autre cheval sortit: il était rouge feu. Son cavalier reçut le pouvoir de bannir la paix de la terre pour que les hommes s’entretuent, et une grande épée lui fut donnée. »

Le deuxième cavalier représente la guerre, et la couleur de sa monture, le rouge , le sang versé sur le champ de bataille. Il porte également une épée qui représente l’affrontement et le combat.

  1. Cheval noir (Famine)

Le troisième cavalier, dont le cheval est noir paraît représenter la disette. Il porte une balance qui signifie l’évaluation et donc le prix atteint par les denrées les plus caractéristiques du monde méditerranéen antique : céréales, huile et vin. Les céréales atteignent un prix exorbitant, un denier correspondant au salaire journalier d’un ouvrier antique. Quant à l’huile et au vin, il est demandé au cavalier de les épargner, c’est-à-dire, d’après le verbe grec utilisé, de ne pas leur causer de tort, de ne pas s’en prendre à eux ; c’est pourquoi beaucoup y voient une allusion à un événement historique précis, difficile à déterminer.

Un commentateur grec ancien comme André de Césarée suppose de son côté que c’est parce que le vin et l’huile sont utilisés par les rites chrétiens.

  • Cheval pâle (Mort)

Le quatrième cavalier (dont le cheval a une couleur sinistre, difficile à identifier précisément, et à mettre en lien avec la notion de « pestilence ») est nommé Mort. La couleur de sa monture évoque la peur, la maladie, la décomposition, et la mort. Il est accompagné ou plutôt suivi du séjour des morts.

  • Mission collective

Le passage se termine par ces mots : « Alors, on leur donna pouvoir sur le quart de la terre, pour exterminer par l’épée, par la faim, par la peste, et par les fauves de la terre. » L’immense majorité des commentateurs rapporte ceci à l’ensemble des cavaliers et non pas seulement au dernier.

De fait l’épée correspond au second cavalier, la faim au troisième et la peste au quatrième. Il semble en découler qu’ils exercent leur mission simultanément et non successivement. L’ajout dans ce contexte des « bêtes de la terre » reste énigmatique, même s’il reprend un lieu commun des prophéties de catastrophes dans l’Ancien Testament.