On a ouvert le tombeau du Christ – Documentaires sur CINÉ ONE

Des traditions chrétiennes, légendes qui remplissent l’espace très ouvert de ce qu’on appelle traditionnellement la vie cachée de Jésus, et des découvertes archéologiques placent le tombeau de Jésus en différents lieux. Parmi celles-ci il faut distinguer deux catégories, la tombe où Jésus a séjourné moins de deux jours avant de réapparaître à ses disciples et ceci pendant plusieurs années qui est positionnée dans l’Église du Saint-Sépulcre à Jérusalem, et plus précisément le Saint-Sépulcre depuis que les empereurs romains sont devenus chrétiens. À la fin du XIX e siècle, un autre site a été proposé pour la crucifixion de Jésus, appelé Calvaire de Gordon, qui correspond mieux à la description des évangiles. Une tombe proche de ce site a ensuite été promue comme celle où Jésus a séjourné pendant deux jours. Elle est appelée Tombe du jardin et visitée chaque année par des milliers de touristes.

Une autre quête existe. Il s’agit de considérer que Jésus a survécu à sa crucifixion, qu’il a alors vécu dans la clandestinité, ne faisant que quelques apparitions à ses disciples et qu’au terme de sa vie il a été enterré quelque part. Le tombeau situé dans le sanctuaire de Roza Bal au Cachemire a été proposé.

Dans des optiques différentes, différents sites ont été suggérés : une tombe dans le village de Shingō au Japon, le Tombeau de Talpiot dans un quartier de Jérusalem-Est, ou bien le village de Rennes-le-Château en France.

Pour Raymond Edward Brown, il est vain de vouloir localiser le tombeau de Jésus d’après les textes évangéliques, car la péricope de la mise au tombeau dans le sépulcre de Joseph d’Arimathie est un récit à l’historicité fort douteuse et probablement un embellissement théologique.

Les récits du tombeau vide relatent, dans les quatre évangiles canoniques, l’épisode au cours duquel les Saintes Femmes (entre autres Marie de Magdala et Marie mère de Joset) trouvent la tombe de Jésus de Nazareth vide, sans le cadavre de celui-ci, au cours du dimanche suivant son crucifiement.

Cet épisode, qui se déroule avant les apparitions aux disciples, est lié à la résurrection de Jésus sans pour autant être déterminant.

Son historicité demeure impossible à démontrer, comme le souligne Camille Focant.

Il a été fréquemment représenté dans les arts, notamment dans la peinture occidentale.

  • Évangile selon Marc, au chapitre 16, 1-8 : Marie de Magdala, Marie mère de Jacques et Salomé se rendent au tombeau, un ange annonce la résurrection et leur demande de dire à ses disciples d’aller en Galilée où ils le verront.
  • Évangile selon Matthieu, au chapitre 28, 1-10 : Marie de Magdala et « l’autre Marie » se rendent au tombeau, un ange roule la pierre, endort les gardes et annonce la résurrection. Puis Jésus leur apparaît et leur demande de dire à ses frères d’aller en Galilée où ils le verront.
  • Évangile selon Luc, au chapitre 24, 1-12 : Marie de Magdala, Jeanne, Marie mère de Jacques et d’autres femmes se rendent au tombeau qu’elles trouvent ouvert. Deux hommes s’y trouvent qui annoncent la résurrection, elles vont l’annoncer aux disciples qui doutent. Pierre se rend lui aussi au tombeau et constate qu’il est vide.
  • Évangile selon Jean, au chapitre 20, 1-17 : Marie de Magdala se rend au tombeau, le trouve vide et prévient Pierre et le disciple que Jésus aimait. Ceux-ci courent au tombeau et le trouvent vide et s’en retournent. Marie de Magdala pleure et voit deux messagers qui lui demandent pourquoi elle pleure, puis Jésus qu’elle confond avec un jardinier et à qui elle demande de restituer le corps. Jésus l’appelle par son prénom, elle le reconnaît et il lui annonce qu’il retourne vers son père.